Evaluation de l’efficience des banques publique avec les méthodes DEA et SFA (2014-2023)
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Koléa : Ecole Nationale Supérieure de Management
Abstract
Cette étude a porté sur l’analyse de l’efficience des banques publiques algériennes durant
la période 2014–2023 à travers une approche combinée mobilisant les méthodes DEA (Data
Envelopment Analysis), SFA (Stochastic Frontier Analysis) ainsi que l’indice de
productivité de MALMQUIST. L’objectif principal de cette recherche a été d’évaluer les
niveaux d’efficience technique et d’efficience-coût des six banques publiques algériennes,
d’analyser l’évolution de leur productivité et d’identifier les principales sources
d’inefficience bancaire.
L’étude s’est appuyée sur une démarche quantitative fondée sur l’exploitation des données
financières issues des rapports annuels des banques publiques algériennes. Les résultats
obtenus ont montré que les banques étudiées présentaient des niveaux d’efficience
relativement hétérogènes. Le score moyen d’efficience technique estimé par le modèle
CCR s’est établi à 0,8029, indiquant l’existence d’importantes marges d’amélioration dans
l’utilisation des ressources bancaires. Les résultats ont également révélé que les
inefficiences observées étaient principalement d’ordre managérial plutôt que dimensionnel,
l’efficience d’échelle moyenne demeurant relativement élevée.
L’analyse dynamique réalisée à travers l’indice de Malmquist a mis en évidence une
détérioration globale de la productivité bancaire durant la période étudiée, particulièrement
après la crise sanitaire de la COVID-19. La comparaison entre les méthodes DEA et SFA
a montré une convergence globale des résultats tout en confirmant la complémentarité des
deux approches dans l’évaluation de l’efficience bancaire.
Enfin, cette étude a souligné que l’amélioration de l’efficience des banques publiques
algériennes dépendait principalement du renforcement de la gouvernance bancaire, de la
maîtrise du risque de crédit et de l’accélération de la transformation numérique.