Le Rôle de l’audit interne basé sur les risques dans l’amélioration du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans le secteur des assurances etude de cas : Société Nationale d’Assurance « SAA »
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Koléa : Ecole Nationale Supérieure de Management
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Dans un contexte marqué par le renforcement des exigences réglementaires et
l’intensification des dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement
du terrorisme (LBC-FT), l’évaluation de l’efficacité des mécanismes de conformité constitue
un enjeu stratégique pour les compagnies d’assurance. À cet égard, l’audit interne,
notamment lorsqu’il adopte une approche basée sur les risques, apparaît comme un levier
essentiel d’amélioration et de maîtrise des risques de non-conformité. La présente étude
examine ainsi la contribution de l’Audit Interne Basé sur les Risques (AIBR) à l’amélioration
du dispositif LBC-FT au sein de la Société Nationale d’Assurance (SAA). Elle vise à
identifier les apports réels de cette approche, ainsi que les limites susceptibles d’en freiner
l’efficacité, afin de formuler des recommandations adaptées. S’appuyant sur une démarche
qualitative, cette recherche repose sur des entretiens semi-directifs menés auprès de sept
cadres de la SAA, appartenant à différents niveaux hiérarchiques, complétés par une
observation participante ainsi qu’une analyse documentaire. Les données issues des
entretiens ont été traitées à l’aide du logiciel NVivo. Les résultats mettent en évidence que
l’indépendance organisationnelle de l’audit interne, la planification des missions fondée sur
les risques, ainsi que le suivi formalisé des recommandations constituent des facteurs
déterminants dans l’amélioration du dispositif LBC-FT. Toutefois, l’étude révèle également
que la SAA demeure dans une phase de transition vers un AIBR plus mature, en raison de
certaines limites, notamment liées à une spécialisation encore insuffisante des auditeurs en
matière de LBC-FT, à l’absence d’outils technologiques avancés, ainsi qu’aux contraintes
de l’environnement institutionnel externe.